CARLA OLSON - THE RING OF TRUTH

1. Loserville

2. Never Fade Away

3. The Low Way

4. The Ring Of Truth

5. Locked Up Tight

6. Sweeter

7. Can You Please Crawl Out Your Window?

8. Great Black Hole

9. Wave Of The Hand

10. Friends In Baltimore

11. After You’ve Gone

12. Winter

Première parution : 9 juillet 2001

L'histoire : connaissant la fainéantise latente de notre lead-guitar hero préféré, Jeff Allen (son batteur/manager) et Claude Taylor (son agent, aucun lien de parenté) ont certainement dû lui coller quelques bons coups de pied au cul pour qu'il joue sur neuf des douze titres de cet album. Par ordre d'apparition : des rock mid-tempo en veux-tu en voilà (Loserville, The Low Way), des ballades (The Ring Of Truth), des rocks encore (Sweeter, Great Black Hole, Friends In Baltimore). Deux chansons à retenir : Can You Please Crawl Out Your Window? écrite par le Zim, une sorte de rock pas très rapide mais bien enlevé, plein de guitares dylaniennes et où l'on retrouve le groupe de Carla au grand complet épaulé par Michel Tailleur (en français dans le texte) ; et, surprise surprise, After You've Gone (Empty Blues) co-écrite par Barry Goldberg (Carla's clavier) et Taylor himself. Un blues instrumental ternaire comme on aimerait en entendre plus souvent, sur lequel Mick fait longuement mumuse avec son slide. Par moments, l'ombre d’Elmore n’est pas loin. Les trois morceaux sur lesquels il n'apparaît pas ne sont pas à jeter, loin de là.

Passons maintenant au plat de résistance : Winter. La magie du chant de Jagger en fait l'une des plus émouvantes chansons des Stones. Ne cherchez pas le feeling de la version de "Goat's Head Soup", eux-mêmes ne l'ont trouvé qu'une seule fois (dixit Glyn Johns). La cover colle trop à l'original, à la manière d'un groupe quelconque qui fait une reprise, excellente et tout et tout mais... trop scolaire. Tout est trop carré, on ne retrouve ni l'ambiance ni le laisser-aller de l'original. Carla Olson essaie trop de reproduire le plus fidèlement possible les intonations du chant de Jagger et surtout, Taylor ne se casse vraiment pas le cul. Beaucoup de ses phrases sont heurtées, comme s'il ne les finissait pas, et le solo n'a pas de réelle direction. Au final, huit minutes d'improvisation dans un morceau qui en fait douze. ça sent le truc pas travaillé du tout mais le niveau du mec fait que ça passe. Malgré tout, certains passages sont vraiment cools, on y retrouve pas mal de ses tics guitaristiques et quand même, ça sonne grave une Lester Polfus. En conclusion, ce disque a vraiment le son. Remercions Taylor de jouer avec Carla Olson car sans lui, combien d'entre nous aurait eu l'idée d'écouter un de ses disques ?

 

(chronique parue dans Stones News 37)

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